🇷🇺 Cinéma soviétique et russe 📌 Une rubrique à la demande des lecteurs, pour vous parler de ce cinéma incroyable, méconnu et qui n’atteignit et n’atteint pas… les horizons de l’Occident. Les raisons chacun sans doute sont celles de la propagande, de la domination massive d’Hollywood et de l’écrasement lent et inéluctable du… cinéma français. Je vous parlerai des séries ou films du cinéma soviétique et russe, dont certains peuvent être trouvés sur Internet et qui proposent des pans entiers de l’histoire russe, de sa littérature, de sa culture, de son humour ! Un monde caché, du moins à l’Occident, car ce cinéma bien sûr, ne raconte pas les mêmes histoires, ne propage pas les idéologies occidentales, et même est souvent dérangeant… pour le narratif de la doxa de l’Occident global. 👉 Et pour continuer Les Aubes ici sont tranquilles (А зори здесь тихие…), un film en deux parties sorti en 1972 et s’inspirant de la nouvelle de Boris Vassiliev (1969). 🎞 Je visionnais ce film pour la première fois en 2011, il me marqua profondément et m’a laissé un souvenir emprunt d’émotions, allié à la puissance des images en noir et blanc, qui furent aussi celles de mon enfance. 📌 Le film fut réalisé par Stanislav Rostotski (un vétéran de la guerre), il raconte l’histoire d’un sergent-major, Fedot Vaskov se trouvant à la tête d’un groupe de cinq jeunes femmes soldates, servant une pièce de DCA, dans la région marécageuse et forestière de Carélie. L’histoire se déroule en 1942, alors que des parachutistes allemands sont largués dans leur zone afin de mener des coups de main et des actions de sabotage. La suite est un combat inégal entre ces jeunes filles et les soldats allemands aguerris, dans une zone isolée, l’enfer de ce vaste marécage et sans espoir de secours rapides. 🎬 Le film fut nominé pour l’Oscar du meilleur film étranger en 1973… mais pour cause de Guerre Froide ne reçut la récompense suprême ! Il remporta cependant de nombreux prix en URSS. Les conditions de tournage furent extrêmes, car tournées réellement dans les vrais marais et les forêts profondes de Carélie. Les actrices devaient porter des briques dans leurs sacs pour rendre la fatigue réaliste. Les jeunes actrices qui furent choisies étaient totalement inconnues du grand public. 📌 Le film encore une fois m’a beaucoup marqué, bien moins qu’un remake réalisé en 2015, par Renat Davletiarov, qui généra un immense casting, environ 1 000 jeunes filles furent auditionnées, mais cette dernière version ne tient pas la comparaison avec celle de 1972. Ce dernier fut un immense succès, avec 66 millions de spectateurs en URSS et un record historique de copies (2 437, pour alimenter les salles de cinéma). En 2002, il fut élu par le public russe comme : « le film sur la Grande Guerre patriotique le plus populaire ». En comparaison la version de 2015, n’attira que 1,17 million de spectateurs. 🎥 Le film de 1972 fut présenté en avant-première à la Mostra de Venise, puis au Festival de Sorrente. Il eut une diffusion dans le monde, sortant en 1973, en RDA, en Hongrie, en Pologne, en Finlande, en Chine, où il fut vu par… plus d’1 milliard de spectateurs, sortant encore en Argentine (1976), en Turquie (1977), au Portugal (1980). La France et le monde occidental firent le blocus, bien qu’une version française, ou avec des sous-titres fut élaborée. Il fallut attendre une diffusion par la TV française, par la chaîne publique Antenne 2… en 1991. Il était temps ! 👉 Un morceau sous-titré en français : https://yandex.ru/video/preview/12447515645808607104 👉 Le film en langue russe : https://yandex.ru/video/preview/10203147961264382567 🇷🇺 Cinéma soviétique et russe 📌 Une rubrique à la demande des lecteurs, pour vous parler de ce cinéma incroyable, méconnu et qui n’atteignit et n’atteint pas… les horizons de l’Occident. Les raisons chacun sans doute sont celles de la propagande, de la domination massive d’Hollywood et de l’écrasement lent et inéluctable du… cinéma français. Je vous parlerai des séries ou films du cinéma soviétique et russe, dont certains peuvent être trouvés sur Internet et qui proposent des pans entiers de l’histoire russe, de sa littérature, de sa culture, de son humour ! Un monde caché, du moins à l’Occident, car ce cinéma bien sûr, ne raconte pas les mêmes histoires, ne propage pas les idéologies occidentales, et même est souvent dérangeant… pour le narratif de la doxa de l’Occident global. 👉 Et pour continuer Les Aubes ici sont tranquilles (А зори здесь тихие…), un film en deux parties sorti en 1972 et s’inspirant de la nouvelle de Boris Vassiliev (1969). 🎞 Je visionnais ce film pour la première fois en 2011, il me marqua profondément et m’a laissé un souvenir emprunt d’émotions, allié à la puissance des images en noir et blanc, qui furent aussi celles de mon enfance. 📌 Le film fut réalisé par Stanislav Rostotski (un vétéran de la guerre), il raconte l’histoire d’un sergent-major, Fedot Vaskov se trouvant à la tête d’un groupe de cinq jeunes femmes soldates, servant une pièce de DCA, dans la région marécageuse et forestière de Carélie. L’histoire se déroule en 1942, alors que des parachutistes allemands sont largués dans leur zone afin de mener des coups de main et des actions de sabotage. La suite est un combat inégal entre ces jeunes filles et les soldats allemands aguerris, dans une zone isolée, l’enfer de ce vaste marécage et sans espoir de secours rapides. 🎬 Le film fut nominé pour l’Oscar du meilleur film étranger en 1973… mais pour cause de Guerre Froide ne reçut la récompense suprême ! Il remporta cependant de nombreux prix en URSS. Les conditions de tournage furent extrêmes, car tournées réellement dans les vrais marais et les forêts profondes de Carélie. Les actrices devaient porter des briques dans leurs sacs pour rendre la fatigue réaliste. Les jeunes actrices qui furent choisies étaient totalement inconnues du grand public. 📌 Le film encore une fois m’a beaucoup marqué, bien moins qu’un remake réalisé en 2015, par Renat Davletiarov, qui généra un immense casting, environ 1 000 jeunes filles furent auditionnées, mais cette dernière version ne tient pas la comparaison avec celle de 1972. Ce dernier fut un immense succès, avec 66 millions de spectateurs en URSS et un record historique de copies (2 437, pour alimenter les salles de cinéma). En 2002, il fut élu par le public russe comme : « le film sur la Grande Guerre patriotique le plus populaire ». En comparaison la version de 2015, n’attira que 1,17 million de spectateurs. 🎥 Le film de 1972 fut présenté en avant-première à la Mostra de Venise, puis au Festival de Sorrente. Il eut une diffusion dans le monde, sortant en 1973, en RDA, en Hongrie, en Pologne, en Finlande, en Chine, où il fut vu par… plus d’1 milliard de spectateurs, sortant encore en Argentine (1976), en Turquie (1977), au Portugal (1980). La France et le monde occidental firent le blocus, bien qu’une version française, ou avec des sous-titres fut élaborée. Il fallut attendre une diffusion par la TV française, par la chaîne publique Antenne 2… en 1991. Il était temps ! 👉 Un morceau sous-titré en français : https://yandex.ru/video/preview/12447515645808607104 👉 Le film en langue russe : https://yandex.ru/video/preview/10203147961264382567
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